Comment ignorer le jugement (ou la philosophie du OSEF)

Comment ignorer le jugement (ou la philosophie du OSEF)

Lors de mon précédent article, j’abordais avec vous cette tendance qu’ont les gens à constamment juger tout le monde (« Et si on arrêtait de juger ? »). Aujourd’hui, on va parler de comment ignorer ce fameux jugement.

Apprendre à accepter le fait qu’on ne puisse rien faire

Comme je vous le disais, nous sommes toujours jugés par notre famille, nos amis, nos proches, nos collègues, nos clients, nos abonnés, nos lecteurs, des inconnus, etc.

Peut-être que quand vous regardez mes vidéos vous vous dites : « Alex, il n’est pas bien rasé, Alex il n’a plus beaucoup de cheveux… ». Tant pis, c’est comme ça, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Quels que soient les jugements que vous recevez, dites-vous que c’est comme ça et qu’on ne peut rien y faire, il faut l’accepter. Tout le monde juge, vous n’allez pas changer le monde. C’est très dur de faire changer une personne d’avis.

Selon moi, il vaut mieux ne pas perdre son temps ni son énergie à vouloir faire en sorte que les gens changent d’avis sur vous. Vous avez une haute estime de vous et vous voulez que les gens changent d’avis sur vous ? Vous ne pouvez pas le faire, c’est comme ça.

Attention aux regrets

Malgré tout, ce n’est pas pour autant qu’il faut prendre en compte ces jugements pour se comporter comme les gens veulent qu’on se comporte.

Dans un premier temps, on fait ça pour faire plaisir aux autres : « Ok, je ne vais pas créer cette société parce que ça TE fait peur ». Admettons que vous décidez de ne pas le faire, au bout de quelques temps, quand vous arriverez dans vos vieux jours, vous vous direz peut-être « Si seulement j’avais fait ça, si seulement j’avais lancé cette boîte ! ».

Vous aurez des regrets et les regrets, à mon avis, c’est pire ! Essayez de vous dire : « Est-ce que dans 10, 20, 30, 40 ans je serai content d’avoir fait ce choix ? ». C’est vous qui êtes juge.

Il y a une citation qui m’est revenu quand j’ai retravaillé mes notes, c’est une citation de Richard Branson qui a écrit un bouquin qui s’appelle « Screw it, Let’s do it » (en français : « rien à foutre, je le fais »).

En gros c’est : je veux faire un truc, je le fais. Après, il ne faut pas non plus partir dans un délire individualiste et égoïste du genre “je ne pense pas aux autres”.

Si vous avez envie de créer un truc, une société ou peu importe, il faut y aller et tenter le coup. Pas obligé de vous lancer tout de suite à 100%, ça peut être un petit truc à côté ne serait-ce qu’au début.

Mes 7 recommandations pour ignorer le jugement des autres

Maintenant je vais vous partager quelques pistes pour arriver à ignorer le jugement et surtout à ne pas le prendre en compte. 

1. Savoir qui l’on est

La première chose, c’est de savoir qui l’on est : « Moi je suis ça ». 

2. Savoir ce que l’on veut accomplir, ses objectifs

La deuxième chose c’est de savoir ce que l’on veut accomplir : « Quels sont mes objectifs ? ». Admettons que votre objectif soit de devenir pilote d’avion (comme moi quand j’étais petit), et bien il faut tout faire et se défoncer quel que soit le jugement des gens. 

Il faut se dire « Ok, moi : c’est ça, c’est dans ma tête ». Les gens continueront de juger mais ça sera tellement clair dans votre tête que ces critiques vont rebondir et donc ne pas vous atteindre.

Tandis que si vous êtes un peu vulnérable ou que vous n’êtes pas trop sûr de vous, les jugements extérieurs vous toucheront beaucoup plus parce que vous avez « ouvert des failles » et que les gens viendront appuyer là où ça fait mal. 

« Quand on sait vraiment ce qu’on veut et qui l’on est, c’est comme si on avait une véritable armure. »

3.  Savoir qui on veut servir

Il est également important de savoir qui l’on veut servir. Par exemple, des gens peuvent décider de se dédier à certaines causes dans des trucs humanitaires ou politiques… Ils veulent servir des gens, ils veulent agir pour quelque chose et donc ils vont dédier une partie de leur vie à ça et, au final, ils vont devoir être sûrs de ce qu’ils veulent. 

Inévitablement ils vont être jugés parce qu’ils vont forcément s’exposer d’une manière ou d’une autre et donc les jugements vont arriver. 

4. Avoir son pourquoi (voir 5 pourquoi)

Dans le prolongement de tout ça, je vous recommande de trouver votre “pourquoi” et, de même, d’avoir vos 5 “pourquoi”. Je vais vous donner un exemple : 

  • ” – Je veux créer ma société.
  • – Pourquoi tu veux créer ta société ?
  • – Pour ne pas travailler avec quelqu’un.
  • – Pourquoi tu ne veux pas travailler pour quelqu’un ?
  • – Parce que je veux pouvoir gérer mes propres projets et je veux laisser libre cours à ma créativité.
  • – Pourquoi ? Etc, etc. “

Et ça on le fait 5 fois de suite. Généralement, c’est là qu’on arrive vraiment sur une raison fondatrice, le « coeur » de la chose qui fait que l’on a envie d’aller plus loin. Quand on sait ça, on est beaucoup plus fort.

5. Serrer les dents si vous être contraint de subir

L’autre chose pour ignorer le jugement c’est de serrer les dents. Parfois ce n’est pas facile, il y a peut-être des gens qui ont des ambitions mais qui sont trop jeunes et ça ne colle pas forcément avec ce qu’ambitionnent justement leurs parents. 

Admettons que vous soyez dans une famille où les parents sont médecins, il va leur sembler logique que vous soyez médecin aussi. Mais peut-être que vous n’en avais rien à foutre d’être médecin donc il faut serrer les dents un petit bout de temps, le temps d’avoir votre indépendance et de pouvoir vivre par vous-même.

6. Se conditionner (avec des podcasts, des vidéos, des articles, des livres)

Autre chose d’essentiel, c’est de se conditionner avec des contenus qui vous mettes dans le bon état d’esprit, qui vont renforcer votre croyance, votre “pourquoi”, votre raison d’être, ce que vous voulez faire… 

Consommez ce genre de contenu, c’est super important parce que ça va vous permettre (même si c’est le bordel à l’extérieur) de vous recentrer à l’intérieur et de savoir vraiment qui vous êtes et ce que vous voulez faire. 

Moi c’est ce que je fais (je n’ai pas vraiment d’attaques ou de jugements par mon entourage) mais le fait de travailler seul, parfois on peut vite divaguer. Le fait d’écouter des vidéos d’entrepreneuriat (particulièrement de Gary Vaynerchuck) ça me motive, ça m’aide à conserver une sorte de feu intérieur.

7. Faire ce que l’on a à faire et avancer chaque jour

Pour continuer d’ignorer le jugement des autres, il faut faire ce qu’on a à faire, tout simplement. Il faut se dire : « Ok, moi, mon objectif c’est ça, c’est d’arriver ici. Peu importe ce qu’on va me dire, je vais continuer sur mon chemin ».

Alors c’est vrai que c’est plus facile à dire qu’à faire, ce n’est pas forcément évident. On peut être blessé par des attaques, des remarques qu’on pourrait nous faire…

Mettez en perspective les personnes qui vous jugent parce que, souvent, ces personnes ne sont pas pertinentes pour donner des avis.

Les gens parlent sans savoir : « Ah, tu ne devrais pas lancer de business, c’est dangereux, tu ne dois pas te lancer dans l’immobilier c’est dangereux… » alors qu’ils n’ont jamais lancé de business ni fait de l’immobilier.

S’ils vous aimaient vraiment, ils devraient vous dire « Vas-y, envole toi petit oiseau et fais ce que tu as à faire ». Ces gens là ne vous connaissent peut-être pas forcément et s’ils ne vous connaissent pas c’est qu’ils n’ont peut-être pas vraiment envie de s’intéresser à vous. 

Bien sûr, le monde n’est pas noir ou blanc, il faut quand même écouter ce que les gens nous disent, parfois ça peut être des retours intéressants, surtout quand ce sont des personnes qui ont un peu de bouteille dans ce que vous voulez faire. Mais n’oubliez pas, c’est toujours à vous de faire le choix.

Vous devez trouver ce que vous voulez faire donc écoutez, analysez, prenez en compte (peut-être qu’il y aura des bons retours) et ensuite faites ce que vous avez à faire. 

Bonus : Soyez raisonnable

Dernier truc que j’ai noté : ne vous comportez pas comme un trou du cul égoïste qui veut faire ce qu’il veut sans penser aux autres.

Parfois vous avez des responsabilités, vous ne pouvez pas partir au milieu de la nuit à l’autre bout du monde comme ça. Si vous avez une famille, un conjoint ou conjointe, il y a aussi des contraintes. C’est un équilibre subtil à trouver et je compte sur vous pour le faire. 

Le plus important, pour finir là-dessus, c’est de ne pas avoir de regrets donc réfléchissez à tout ça. N’hésitez pas à échanger avec moi sur le sujet, partagez-moi votre expérience. Je vous répondrai avec plaisir, j’essaierai de vous trouver des solutions mais encore une fois, ça sera à vous de trouver la clef.

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