Pourquoi pense-t-on comme ça ?

Pourquoi pense-t-on comme ça ?

Note : Cet article est une adaptation de cette vidéo sur YouTube.

Salut, c’est Alex.

Aujourd’hui, je préfère vous prévenir tout de suite, on va cogiter. Si vous faites partie des gens à qui on dit souvent « oh tu vas trop loin avec tes trucs » vous êtes au bon endroit, on va pouvoir cogiter ensemble.

En fait ça fait un petit bout de temps que je « rêve » entre guillemets de faire ce genre de partages un peu philosophique. Je n’ai pas vraiment de formation philosophique, mais ça m’arrive de réfléchir. On peut essayer de réfléchir à tout ça sans être philosophe.

Le sujet d’aujourd’hui c’est : « Pourquoi pense-t-on comme ça ? ». Non pas pourquoi on pense à un truc en particulier, mais plutôt pourquoi on pense comme on pense ? Qu’est ce qui fait qu’on pense comme ça ?

On a chacun notre manière de penser, mais qu’est ce qui fait que chacun d’entre nous on pense comme on pense ?

C’est la question à laquelle je vais essayer de répondre en vous partageant les huit facteurs que j’ai identifié. Il y en a peut-être d’autres, il y en a peut-être qui peuvent être fusionnés aussi mais je les ai classés comme ça.

On va pouvoir enchaîner tout de suite sur le premier facteur. C’est peut-être celui auquel vous avez pensé en premier …

L’éducation

On naît dans une famille et nos parents ont une façon de penser qui est bien la leur. On va s’inspirer, on va les copier, parce que c’est comme ça qu’on apprend. On apprend par référence, par mimétisme. Donc inconsciemment, on va copier le mode de pensée de nos parents et même de notre entourage au sens large.

L’éducation, ça ne s’arrête pas juste au cadre familial. On a aussi l’école qui entre en jeu. En fonction de l’école où on va aller, ça va déterminer notre vision du monde et nos relations. Ces relations-là vont ensuite influer sur notre façon de penser.

Enfin, l’attention qu’on nous a porté est aussi importante. J’étais tombé sur un truc, je ne sais plus si c’était une expérience ou si c’est quelque chose qui s’est vraiment passé.

Il s’agissait de bébés d’un pays de l’est je crois, auxquels on avait apporté aucune attention mis à part les nourrir. Pas de caresses, aucune communication. Enfin vraiment c’est bizarre. Et ils ont remarqué en fait que ces bébés-là avaient vraiment des retards, et surtout ça les a impacté, ça les a traumatisé. Et donc vous imaginez bien que lorsque l’on est traumatisé, on a une façon de penser qui n’est pas tout à fait normale.

Passons maintenant au deuxième facteur.

Les expériences

Au cours de notre existence, on vit des expériences personnelles et des expériences sociales, c’est-à-dire à plusieurs. Ces expériences vont influer automatiquement sur notre mode de pensée.

Par exemple, les personnes qui vivent des drames familiaux, ou des séparations, ce n’est jamais très gai et généralement ça apporte des prises de conscience sur la vie, sur plein de choses, et sur notre façon de penser inéluctablement.

On a aussi des expériences personnelles, des choses qu’on se rend compte, des choses qu’on découvre et qui modifient notre façon de penser. Ça peut être un truc tout bête comme par exemple je me brûle avec du feu et bien ok, je me suis fait une expérience, maintenant j’ai intégré ça dans ma façon de penser et ça va influer sur mes expériences à venir.

Plus globalement, à chaque fois qu’on se prend un retour de la réalité dans la face – un certain sociologue à lunettes parlerait de gifles de réalisme – on ajuste, on intègre tout ça et ça nous permet de continuer d’évoluer.

Le milieu ou la classe sociale

Si vous êtes ultra riches et bien vous ne pensez pas du tout comme le sdf du coin, ou même une personne de la classe moyenne. Vous n’avez pas du tout le même mode de pensée, tout simplement parce que vous ne vivez pas la même vie. Vous avez des fréquentations ou un entourage qui est différent.

Imaginez quelqu’un qui habite dans un hlm un peu pourri et quelqu’un qui habite dans un beau quartier dans un centre ville. Ils n’auront clairement pas les mêmes expériences.

Il y a aussi le travail qui joue. Si vous bossez à l’usine je ne sais combien d’heures par semaine, ou si vous bossez à la défense dans une tour dans un bureau en open space par exemple, vous n’aurez pas les mêmes expériences et vous n’allez pas voir le monde de la même façon.

Une personne qui gagne 800 euros par mois ne pense pas pareil qu’une personne qui en gagne 8000 et encore moins qu’une personne qui en gagne 80 000.

De même, suivant votre classe sociale, vous n’allez pas avoir les mêmes croyances ou les mêmes systèmes de valeurs, ce qui va influer sur votre mode de pensée.

Passons maintenant au quatrième facteur.

Les intérêts

Suivant vos intérêts économiques, politiques, religieux ou personnels, vous allez penser différemment d’une autre personne qui n’a pas les mêmes intérêts que vous. Par exemple, si vous voulez plus d’argent vous allez faire des choix qui vont vous aider à avoir plus d’argent justement. Si vous avez un certain statut, une certaine idéologie politique ou religieuse, celle-ci va influer sur votre mode de pensée.

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Sur ce, passons au facteur suivant…

Les influences

Il y a deux types d’influences. Les influences subies et les influences choisies.

Les influences subies

Les influences subies ça va être au travers des différents médias, la télé, la radio. On ne maîtrise pas vraiment ce qu’on écoute. On allume le truc et puis boum ça nous tombe dessus, inconsciemment ça nous rentre dans le cerveau et ça peut jouer sur notre façon de penser.

Il y a aussi tout ce qui est publicité. On est bombardé de publicités à longueur de temps, que ce soit à la télé ou même dans la rue. Il y a de la publicité partout, même sur les tee-shirts. A force de voir toutes ces publicités, elles influencent notre mode de vie, nous font faire des choix, acheter des choses plutôt que d’autres, etc.

Et enfin, il y a la propagande, c’est-à-dire les différentes idées qui circulent, les idées dominantes et les idées un peu plus souterraines qui influencent sur notre vision du monde.

Les influences choisies

Les influences choisies, ce sont toutes les choses qu’on choisit de consulter, comme par exemple les bouquins, les journaux/presse qu’on achète ou lit, et les réseaux sociaux.

Il y a aussi tout ce qui est mentorat. Si on apprécie beaucoup quelqu’un, qu’on le suit, on va avoir tendance à adopter son mode de pensée. Quand ce sont de bonnes personnes c’est génial, mais ça peut aussi être des personnes un peu plus négatives, et là, il faut se méfier.

Mais quelque part, on fait la démarche de les suivre. Ce qu’ils vont dire va venir plus ou moins valider ce qu’on pense déjà et donc on va partir dans une boucle, dans un cercle vertueux ou vicieux selon le mentor, et cela ça va influencer automatiquement sur notre mode de pensée.

Passons maintenant au sixième facteur.

Nos perceptions

Nos perceptions, c’est ce que nous procurent nos cinq sens : l’ouïe, la vue, le goût, l’odorat et le toucher. Mais il faut savoir c’est que ces cinq sens ont des biais et peuvent être trompés.

Si vous regardez les vidéos de Fabien Olicard, vous verrez qu’il y a pas mal d’expériences à faire pour manipuler nos cinq sens, et c’est assez fou. Le truc, c’est qu’on va prendre des décisions en faisant confiance à nos sens. Cela va nous donner des expériences qu’on va croire comme vraies, on va en tirer des conséquences et ça va nous aider à penser le monde.

Sauf qu’on peut se tromper. Cela peut prendre parfois des années avant qu’on se rende compte qu’on était totalement à côté de la plaque.

Je ne sais pas si vous avez déjà discuté avec des personnes âgées, probablement. Des fois on se rend compte qu’ils en tiennent vraiment une couche, qu’ils n’arrivent pas à démordre d’un truc. Mais ça, c’est parce que leur mode de pensée est tellement ancré en eux que ça coûterait « trop cher » entre guillemets de changer d’avis, de se rendre compte qu’ils étaient dans l’erreur pendant des années, même des dizaines d’années.

En matière de perception, il y a aussi tout ce qui est contrainte. Quand il y a des contraintes qui s’appliquent sur nous, on ne pense pas de la même façon que s’il n’y en avait pas. Imaginez quelqu’un qui est en prison et quelqu’un qui est libre. Leur façon de penser ne sera pas du tout la même.

Et maintenant, l’avant dernier facteur …

Notre identité globale

Ce facteur englobe l’instinct, le sixième sens, notre caractère, notre tempérament, sensibilité, nos émotions, … bref tout ce qui nous constitue au-delà de nos cinq sens.

Ce facteur est un peu flou pour moi, mais l’idée c’est de se dire qu’on a en nous des choses qu’on ne s’explique pas, qui sont déjà là à la naissance.

On ne naît pas en étant une feuille blanche qui est remplie après avec des idées. On arrive comme ça, avec un certain tempérament, un certain caractère, une certaine sensibilité. Comme vous le voyez, j’ai essayé de trouver pleins de mots pour décrire ce facteur, mais en gros, on ne naît pas en étant une feuille blanche. Et on a sûrement des idées préconçues qui viennent de je ne sais où et qui sont là dès la naissance.

J’espère ne pas vous avoir trop perdu. Passons maintenant au huitième et dernier facteur que j’ai identifié …

Les habitudes

Au final, je me suis rendu compte dans ma vie que les humains en fait sont très feignants. On essaie de faire le minimum d’effort. Souvent, on est dans une routine, et quand on pense comme ça au final on reste là-dedans et on ne s’en sort jamais.

Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, ça coûte de faire des efforts. Ça coûte de remettre des choses en question. Des fois on est dans un mode de pensée, on est en roue libre et on reste en vitesse de croisière.

Conclusion

Finalement, après avoir réfléchi à tout ça, après m’être cassé la tête à mettre cette vidéo sur pied, je me suis posé une question :

Est-ce qu’on pense vraiment ? Est-ce qu’on pense réellement ? 

Ouais, je sais, ça va loin. Je vous avais prévenus au départ, donc ne m’en voulez pas.

Je ne sais pas vous, mais au final, toutes ces questions ça me fait me poser encore plus de questions. Et ça me fait douter encore plus. Pourtant, il faut faire des choix pour avancer. On ne peut pas douter continuellement sinon on est dans l’immobilisme voire on peut même devenir tarés.

Voilà où j’en suis après cette modeste réflexion sur le sujet. J’espère que ça vous a plu, que ça vous a stimulé et que ça va vous faire cogiter.

Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire, ça m’intéresse, ça va aussi continuer de nourrir ma réflexion.

En tout cas rassurez-vous, j’avance, je ne vais pas douter toute la journée, j’ai des choses à faire mais ça m’a fait plaisir de partager ça avec vous.

N’oubliez-pas de vous abonner à la chaîne YouTube !

Sur ce, je n’ai plus qu’une chose à vous dire : Donnez tout et ne lâchez rien, ciao !

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